D’après l’enquête, cette coupe budgétaire pourrait entraîner plus de 500 000 décès évitables. « Je prédis une catastrophe monumentale », a alerté Linda-Gail Bekker lors d’une conférence en ligne avec plusieurs ONG.
L’Afrique du Sud est l’un des principaux bénéficiaires du PEPFAR, un programme américain de lutte contre le VIH. Or, si ces financements disparaissent, les malades ne pourront plus compter sur cette aide essentielle. L’étude intitulée Impacts cliniques et économiques potentiels des diminutions du PEPFAR en Afrique du Sud souligne que même si les fonds étaient maintenus à moitié, 315 000 patients supplémentaires risqueraient de mourir.
L’incertitude plane sur l’avenir du PEPFAR, malgré l’octroi de 6,5 milliards de dollars en 2024. Ce programme, brièvement suspendu après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, repose en partie sur des fonds nécessitant l’approbation du Congrès américain. Ces financements, renouvelés pour un an seulement, expirent le 25 mars.
Avec près de 14 % de sa population séropositive, l’Afrique du Sud affiche l’un des taux les plus élevés au monde. L’éventuel retrait des États-Unis, principal pourvoyeur d’aide internationale, suscite une vive inquiétude parmi les Sud-Africains.
© MEDIA AFRIQUE NEWS. All Rights Reserved. Design by DPL DIGITAL