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AFRIQUE:QUI POUR DIRIGER LA BAD?

Le 29 mai prochain, la Banque africaine de développement (BAD) élira un nouveau président. Réuni récemment à Abidjan, son siège, le Comité directeur du Conseil des gouverneurs a retenu cinq candidatures pour succéder au Nigérian Akinwumi Adesina, dont le mandat aura duré dix ans.
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Cinq candidats en lice

Parmi les prétendants figure une seule femme : Bajabulile Swazi Tshabalala, d’origine sud-africaine. Vice-présidente principale de la BAD depuis novembre 2021, elle connaît bien l’institution, qu’elle a intégrée en 2018 en tant que vice-présidente chargée des finances et responsable financière du Groupe. Avant la BAD, elle a occupé des postes de direction au sein de multinationales comme le groupe télécoms MTN et la Standard Bank. Son expérience et sa connaissance des rouages de la banque jouent en sa faveur.

Autre candidat de l’Afrique australe, le Zambien Samuel Munzele Maimbo. Économiste chevronné, il totalise trente ans d’expérience dans le développement, les marchés financiers, la mobilisation des ressources et la planification stratégique. Ancien directeur du département des finances d’entreprise de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), il est, depuis juillet 2023, vice-président du budget, de l’évaluation des performances et de la planification stratégique à la Banque mondiale. Soutenu par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), sa candidature bénéficie d’un appui politique régional solide.

L’Afrique de l’Ouest présente deux candidats : le Sénégalais Amadou Hott et le Mauritanien Sidi Ould Tah. Ancien ministre de l’Économie du Sénégal, Amadou Hott était, jusqu’à sa démission pour briguer la présidence de la BAD, envoyé spécial du président du Groupe de la BAD pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA). Son ancien supérieur, Akinwumi Adesina, a salué les partenariats qu’il a noués et qui ont permis la mobilisation d’importants financements en faveur des infrastructures vertes sur le continent.

Quant à Sidi Ould Tah, il préside depuis 2015 la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Il a commencé sa carrière à la Banque mauritanienne pour le développement et le commerce avant d’occuper un poste à l’Agence arabe pour l’investissement et le développement agricole. Sa candidature est notamment soutenue par la Tanzanienne Frannie Leautier, ancienne vice-présidente de la BAD et de la Banque mondiale.

Enfin, le dernier candidat en lice est le Tchadien Abbas Mahamat Tolli. Ancien président de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), il a occupé le poste de gouverneur de cette institution sous-régionale depuis janvier 2017. Dans son pays, il a été directeur des douanes et droits indirects avant de devenir ministre de l’Économie puis des Infrastructures. Son soutien régional est notable, bien que l’audience récemment accordée au candidat sénégalais Amadou Hott par les autorités gabonaises ait suscité quelques tensions au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Une institution en pleine expansion

Fondée en 1964, la BAD compte aujourd’hui 81 pays membres, dont 54 africains. Son prochain dirigeant héritera d’une institution dont le capital a plus que doublé pour atteindre 200 milliards de dollars sous la présidence d’Akinwumi Adesina.

L’élection du nouveau président interviendra à l’issue de l’Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs, le 29 mai prochain à Abidjan.

Par Mikail BA Pour MEDIA AFRIQUE NEWS
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