Didier Ahanda, pasteur dans le quartier Mimbomam, fait partie des nombreux religieux touchés. « Je suis sorti, et à mon retour, l’église était scellée. Les fidèles sont chez eux, et moi aussi », déplore-t-il.
Les autorités justifient cette opération par la nécessité de réguler un secteur où de nombreux établissements opèrent sans encadrement légal. Un argument rejeté par plusieurs pasteurs, qui dénoncent une répression ciblée. « L’État agit comme si l’église était la source des problèmes du pays », s’indigne l’un d’eux.
Delors Ango, évêque de la Native Église Baptiste du Cameroun, critique une inégalité de traitement : « On tolère les bars bruyants, mais on s’acharne sur les églises. Pourquoi ce deux poids, deux mesures ? »
Malgré les contestations, la campagne d’assainissement se poursuit, laissant de nombreux fidèles sans lieu de culte et leurs responsables dans l’incertitude.
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