Abdel Aziz Touil, maître-artisan stucateur à Salé, exerce ce métier depuis 1994. Passionné, il regrette toutefois le manque d’intérêt des jeunes générations. « Cet artisanat exige patience et rigueur, mais les jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus apprendre », déplore-t-il.
Le stuc, composé de chaux et de plâtre, confère une identité unique aux intérieurs marocains. « Son absence se ressent immédiatement dans une maison. Il apporte une beauté et une chaleur incomparables », souligne l’artisan.
Face à la raréfaction des maîtres-stucateurs, Touil appelle à un soutien accru de l’État, notamment par la promotion de cet héritage sur les médias et les réseaux sociaux. « Sans aide, cette tradition risque de disparaître », alerte-t-il.
Alors que l’architecture marocaine continue d’inspirer le monde, l’avenir du stuc traditionnel repose désormais sur la transmission de son savoir-faire aux nouvelles générations.
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