Le procureur, Sidi Mohamed Ould Di Ould Moulay, a dénoncé la manière dont l’ex-chef d’État aurait utilisé la présidence pour exercer des pressions sur les investisseurs à des fins personnelles. Il a également demandé la dissolution de l’association Rahma, qu’il attribue à un fils de M. Aziz.
Condamné en première instance à cinq ans de prison en décembre 2023, M. Aziz avait fait appel. À la tête de la Mauritanie de 2008 à 2019, il avait assuré une relative stabilité au pays après une série de coups d’État. Toutefois, depuis l’arrivée au pouvoir de son successeur, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, son ancien allié, il a vu sa situation se dégrader.
Il est jugé aux côtés d’une dizaine de hauts responsables, dont d’anciens Premiers ministres et ministres, pour des charges incluant enrichissement illicite, abus de fonctions et blanchiment. En détention depuis janvier 2023, il nie en bloc les accusations.
Les avocats de la défense plaideront mardi, mais la Cour n’a pas encore précisé la date de son verdict.
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