Un tournant après des affrontements meurtriers
« Nous mettrons fin à toutes les violences (…) Nous avons convenu que toutes les formes de persécution, de part et d’autre, doivent cesser », a déclaré Venancio Mondlane dans une vidéo diffusée en direct sur les réseaux sociaux.
Depuis l’annonce des résultats électoraux, qui ont donné la victoire au Frelimo, le parti historique au pouvoir, le pays est en proie à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Plus de 360 personnes ont perdu la vie, selon l’ONG locale Plataforma Decide, la plupart victimes de blessures par balles.
Une élection contestée
Venancio Mondlane revendique la victoire avec 53% des suffrages, alors que les résultats officiels le créditent de 24% des voix, contre 65% pour Daniel Chapo. Plusieurs missions d’observation internationales, dont celle de l’Union européenne, ont signalé de nombreuses irrégularités lors du scrutin.
En janvier, Daniel Chapo a été investi président et a signé en mars un accord post-électoral avec neuf partis, incluant une révision de la Constitution. Mondlane a refusé d’y participer, dénonçant un processus biaisé. Mi-mars, un rassemblement qu’il avait convoqué a été violemment réprimé, les forces de l’ordre ayant tiré à balles réelles pour disperser la foule.
Un fragile espoir de réconciliation
Moins de deux semaines après son placement sous contrôle judiciaire, Venancio Mondlane a finalement accepté de rencontrer le chef de l’État. Cette démarche ouvre la voie à un possible apaisement des tensions, même si de nombreuses questions restent en suspens sur l’avenir politique du pays et l’ampleur des réformes envisagées.
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