Dans une déclaration samedi, l’une de ses premières depuis que le M23 a pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu, Tshisekedi a souligné que l’unité nationale devait primer sur les divisions politiques internes. Pendant ce temps, les rebelles, appuyés par environ 4 000 soldats rwandais selon les experts de l’ONU, poursuivent leur avancée et menacent désormais la capitale, Kinshasa, située à plus de 1 000 km.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a réagi vendredi en condamnant fermement l’ingérence du Rwanda et en exigeant un cessez-le-feu immédiat ainsi que le retrait du M23 des territoires conquis. La résolution, portée par la France, souligne qu’« il n’y a pas de solution militaire au conflit » et appelle à des négociations pour une paix durable.
De son côté, Kigali maintient sa position, affirmant que toute issue au conflit doit tenir compte de ses « préoccupations sécuritaires ». Le président rwandais Paul Kagame accuse Tshisekedi d’ignorer les revendications des Tutsis et des Congolais d’origine rwandaise, argument avancé par le M23 pour justifier son soulèvement.
Alors que la crise s’intensifie, la communauté internationale redoute une extension du conflit et une instabilité prolongée dans la région des Grands Lacs.
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