Les FARDC face à l’urgence d’une riposte
Malgré plusieurs tentatives de médiation, les cessez-le-feu successifs restent lettre morte. Le 19 mars, un nouvel accord immédiat et inconditionnel avait été convenu entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Doha. Quatre jours plus tôt, le président angolais João Lourenço, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine, avait également appelé à un arrêt des combats et à l’interdiction d’attaques contre les civils. Mais ces initiatives diplomatiques n’ont pas empêché la poursuite des hostilités et la progression du M23/AFC.
L’un des principaux obstacles réside dans l’absence d’un engagement formel des rebelles. Le M23/AFC n’a jamais officiellement signé ni reconnu ces accords, compliquant leur mise en œuvre et leur suivi. De plus, aucune mesure coercitive n’est prévue en cas de violation, ce qui limite considérablement l’efficacité de ces trêves.
Une menace grandissante sur Kisangani
L’offensive actuelle pourrait changer l’équilibre du conflit. Si Kisangani venait à être menacée, les implications seraient majeures, non seulement pour la RDC, mais aussi pour la stabilité régionale. Alors que le gouvernement congolais tarde à organiser une riposte efficace, la pression militaire s’accentue sur les FARDC.
Face à cette situation critique, la question se pose : jusqu’où ira l’avancée du M23/AFC avant qu’une action décisive ne soit prise ? Le temps presse, et chaque heure de retard joue en faveur des rebelles.
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