Une transition en toute discrétion
Les emprises concernées, appelées quartiers Maréchal et Saint-Exupéry, se trouvent près du parc de Hann, non loin du port de Dakar. Elles comprennent un ensemble d’habitations et de hangars, laissés vacants depuis un an. Leur rétrocession, qui se fera sans cérémonie officielle, sera simplement marquée par la signature d’un procès-verbal entre les deux parties.
« C’est une simple formalité », indique une source sénégalaise, confirmant que la restitution de ces sites était attendue depuis plusieurs mois.
Vers un retrait total des troupes françaises
Cette restitution marque le début d’un processus plus large de désengagement des éléments français du Sénégal (EFS). Trois autres bases militaires doivent encore être transférées :
• Une base située au port de Dakar
• Un site dans le quartier de Ouakam
• Une base d’écoutes maritimes à Rufisque
Si leur passage sous contrôle sénégalais est déjà acté, la commission mixte franco-sénégalaise, chargée d’organiser ce retrait, doit encore fixer le calendrier de leur rétrocession.
L’incertitude autour du Falcon 50
Un point reste en suspens : l’avenir du Falcon 50, un avion de l’armée française stationné à l’aéroport de Dakar. Cet appareil joue un rôle clé dans la surveillance maritime, notamment pour lutter contre la pêche illégale et les trafics de drogue.
La France souhaiterait qu’il reste opérationnel sur place, tandis que les autorités sénégalaises doivent encore statuer sur son maintien ou son rapatriement.
Le retrait progressif des forces françaises du Sénégal s’inscrit dans un contexte de réévaluation des accords militaires entre Paris et ses partenaires africains, alors que plusieurs pays de la région reconsidèrent leur coopération avec l’ancienne puissance coloniale.
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