Un cadre juridique pour mieux accompagner les détenus
La convention, composée de 24 articles, fixe les modalités d’assistance consulaire et de transfert des détenus entre le Sénégal et le Maroc. Selon le député Amadou Ba (Pastef), ce texte répond à une nécessité pressante, notamment pour les quelque 300 Sénégalais actuellement incarcérés au Maroc : « Beaucoup de nos compatriotes partis pour l’immigration se retrouvent dans les prisons marocaines ou sous le coup de la justice locale. Jusqu’ici, l’absence de cadre juridique rendait difficile leur prise en charge par les autorités consulaires. Cette convention va permettre d’améliorer leur assistance. »
Aucune relation avec l’ex-président Macky Sall
L’adoption de cette loi a suscité des interrogations dans le contexte où l’ancien président Macky Sall, installé au Maroc depuis son départ du pouvoir, a été récemment annoncé comme devant « faire face à la justice » au Sénégal. Face aux spéculations, plusieurs députés, dont Aïssata Tall Sall, ancienne ministre de la Justice et membre du parti de Macky Sall, ont tenu à dissiper toute confusion : « Pourquoi l’ancien président se retrouve-t-il au centre de cette discussion ? Cette loi ne le concerne en rien, comme l’a rappelé la présidente de la Commission. »
Des préoccupations sur d’autres détenus sénégalais
Certains parlementaires ont profité du débat pour interroger le gouvernement sur le sort des mineurs sénégalais détenus en Espagne ou encore des 400 Sénégalais incarcérés en Mauritanie. En réponse, la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Yacine Fall, a assuré que des discussions étaient en cours avec Nouakchott. Elle a également exprimé « son indignation face aux traitements inhumains subis » par certains compatriotes en détention en Mauritanie.
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