Une menace directe sur un patrimoine unique
La disparition progressive des arbres à liane, indispensables à la construction de ces ponts, met en danger cette tradition séculaire. Il faut désormais parcourir plus de 100 km, parfois jusque dans les pays voisins, pour trouver ces essences végétales.
“La déforestation est réelle. Elle s’inscrit dans le phénomène global qui touche la Côte d’Ivoire. Sans arbres à liane, il devient impossible de construire ou de restaurer ces ponts, même avec toute la bonne volonté du monde”, alerte Doudjo Ouattara, biologiste forestier à l’université Nangui Abrogoua d’Abidjan.
Un projet de reboisement pour préserver les ponts
Face à cette urgence écologique et culturelle, des initiatives voient le jour pour préserver cet héritage. La direction régionale du tourisme du Tonkpi souhaite mettre en place des pépinières d’arbres à liane afin de restaurer l’équilibre écologique nécessaire à la survie de ces ponts.
“Nous devons d’abord inventorier les espèces utilisées par les communautés locales, puis les réintroduire progressivement dans la nature en lançant des pépinières”, explique le Dr Ouattara.
Ce projet, qui allie reboisement et valorisation du patrimoine, pourrait garantir la pérennité de ces constructions exceptionnelles tout en sensibilisant les populations à la protection des forêts. Un défi essentiel pour préserver l’identité culturelle de la région et maintenir un équilibre écologique aujourd’hui menacé.
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