Une campagne en demi-teinte pour l’opposition ?
Contrairement aux élections précédentes, l’engouement populaire semble moindre cette année. À Libreville, les affiches publicitaires sont rares, et l’animation électorale, habituellement visible dans les rues, paraît timide. Si certains candidats, comme Alain-Claude Bilie-By-Nze et Joseph Lapensée, ont opté pour une approche de proximité à travers des rencontres directes avec les citoyens, l’impact de cette stratégie reste limité. Peu de visibilité, peu de mobilisation : l’opposition peine à marquer sa présence.
Pendant ce temps, Oligui Nguema enchaîne les meetings de masse. Dès l’ouverture à Libreville le 29 mars comme son passage dans les provinces de Nyanga, Ngounié, le candidat a rassemblé une foule importante, illustrant son avance en termes de mobilisation. Son image domine aussi l’espace public, avec une forte présence sur les panneaux publicitaires.
Oligui Nguema, seul candidat en campagne ?
Cette situation soulève une question centrale : Oligui Nguema a-t-il de véritables challengers dans cette course électorale ? L’absence d’une opposition visible sur le terrain alimente l’impression d’une campagne à sens unique.
Faut-il y voir une résignation des autres candidats face à un scrutin dont l’issue semble déjà jouée ? Ou s’agit-il d’une stratégie délibérée, misant sur une campagne discrète et de proximité pour éviter l’affrontement direct avec le président de la transition ?
Quoi qu’il en soit, à l’intérieur du pays comme dans la capitale, les rassemblements électoraux portent essentiellement une seule signature : celle d’Oligui Nguema. À l’approche du jour J, cette asymétrie interroge sur l’équité de la compétition et le véritable rapport de force entre les candidats.
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