Une crise politique qui s’aggrave
La détérioration de la situation sécuritaire s’est accélérée ces dernières semaines, notamment dans le nord de l’État du Haut-Nil, où des affrontements opposent l’armée sud-soudanaise à la milice de l’Armée blanche. Ce groupe armé, historiquement associé à Riek Machar, est soupçonné d’alimenter les violences, bien que ce dernier ait nié tout lien actuel avec eux.
Face à cette escalade, l’Union africaine a dépêché à Juba une délégation du Conseil des sages, composée notamment de l’ancien président burundais et d’une juge kenyane. Leur arrivée a été saluée par le SPLM-IO, le parti de Machar, qui y voit une opportunité de désamorcer les tensions et de préserver l’accord de paix fragile.
Un accord de paix menacé
Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a exigé la libération immédiate de Machar, estimant que son assignation à résidence constitue une menace directe pour la stabilité du pays. L’organisation panafricaine craint un retour aux violences ethniques qui ont marqué la guerre civile de 2013-2018, au cours de laquelle les affrontements opposaient principalement les Dinka, majoritairement favorables à Kiir, aux Nuer, principal groupe de soutien de Machar.
Alors que la situation reste volatile, les observateurs estiment que le président Salva Kiir cherche à renforcer son pouvoir face à un mécontentement grandissant. Reste à savoir si l’intervention de l’Union africaine suffira à éviter une nouvelle explosion de violence dans ce pays en quête de stabilité.
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